|
Lourmarin
: Ce
petit village adossé au flanc sud du Luberon possède
un riche passé historique.
Cité
dès 1075 sous le nom de
Luzmari, puis au
12ème siècle, Lucemarino , le village de
Lourmarin
se construisit autour de deux monastères bénédictins. Au 14ème
siècle, les pillages et la peste vidèrent peu à peu le
village. Au 15 ème siècle, Fouquet d’Agoult, le seigneur du lieu fit venir
quelques familles Vaudoises afin qu’elles cultivent les terres en friche et
repeuplent cette région déserte.
Le
chateau du XVème et XVIème siècle, fief des seigneuries des
d'Agoult, Créqui-Lesdiguières au XVIIème
siècle, puis des
Bruni, fut un des premiers chateau renaissance de
la Provence.
La
vie économique fait un bond avec l'apparition des
magnaneries et la fabrication des étoffes de soie.
A la révolution, le village compte près de 1600
habitants répartis entre 220 familles de cultivateurs
et 80 d'artisans. Le déclin apparaît à l'époque
de l'ère industrielle. Aujourd'hui le village compte
environ 1100 habitants.
Le
chateau a été restauré en 1920 par Laurent Vibert
et abrite une fondation destinée à la promotion
de jeunes artistes, favorisant le rayonnement touristique
et culturesque du village.
Ce
village s'anime tous les été, les touristes étant
attirés par les nombreuses terrasses de café, les
boutiques provençales le long des ruelles étroites
à l'architecture méditerranéenne. Lourmarin bénéficie
d'une infrastructure hotelière et de restauration
remarquable en qualité, dépassant en réputation
les frontières de la région et même de la France.
A
noter que l'écrivain Albert Camus, prix Nobel de littérature, a vécu et écrit ici. Il est
d'ailleurs enterré dans le cimetière du village.
Reine Sammut,
d'origine vosgienne, a eu un vrai coup de foudre , pour
cette belle région, et sa gastronomie. Elle a découvert le village de Lourmarin,
en 1975, où la mère de son futur mari, Guy, l'a initiée à la cuisine provençale.
Deuxième coup de foudre, puisqu'elle abandonne ses études de médecine, pour se
mettre aux fourneaux, dans un ancien grenier à foin, rue du Grand Pré, dans le centre de Lourmarin, qu'elle transforme en
restaurant. Reine en cuisine, Guy à l'accueil. Le
temdem fonctionne d'une façon admirable.
Elle gagne un
macaron en 1995, et ils envisagent de quitter la
petite "Fenière", pour aménager à
l'entrée du village, une belle auberge, accueillante et chaleureuse, qu'elle
baptise, La Fenière où le couple continue de nous faire voyager autour de la
Méditerranée
la petite
Fenière quitte la rue du Grand Pré pour un ancien relais de
poste en pleine campagne.
"Sur la terrasse sous les voiles latines,
dans le jardin sous les tentes caïdales
pour la sieste d'après déjeuner,
au frais sous le noyer du bout du
champ, dans les hautes herbes près des roulottes, il fait bon s'y arrêter."
Un potager pour Reine,
une bâtisse d'ici plutôt qu'un grenier de
village,
Ici c'est " Cabanons et châteaux "
comme dit Guy, un art de vivre à la Sammut ? lui qui, avant de rencontrer Reine,
hésitait entre le rock and roll et la cuisine de
sa mère !
La
cuisine de Reine est à son image : simple, féminine
et gaie. Un mélange subtil de saveurs méditerranéenne,
de produits amoureusement choisis parmi les "producteurs-amis"
des Sammut, sur les marchés de la région, à Marseille
pour les poissons, à Martigues pour la pourtargue,
à Lauris pour les asperges, etc...
un exemple
tiré d'un menu dégustation (été 2010) :
Menu dégustation
« Autour des huiles d’olive de la
Méditerranée »
à 120 €
Tartare de tomates « coeur de boeuf » à la
coriandre et pétales de morue à l’huile d’olive,
chips de pain croustillantes - (Balméenne -
France)
*
Salade de poulpes au citron, fenouil
croquant, tomates confites et huile d’olive parfumée à
l’harissa - (Cucuron - France)
*
Ravioli d’araignée de mer en velouté
mousseux et tartine de rouille au corail d’oursin
(Espagne)
*
Tarte fine de sardines à la fondue
d’oignons doux, sauce aux melets
(Portugal)
*
Loup complet comme à « La Goulette »
(Italie)
*
Râble de lapin fermier à la fêta et aux
herbes, gnocchis au jus
(Crête)
*
Mesclun aux copeaux de parmesan
(Sicile)
*
Sorbet au romarin et à l’huile d’« olive et
citron »
(Italie)
*
Sablé au chocolat crémeux et framboises
fraîches, sorbet au yaourt
et coulis de fruits rouges au vinaigre de
grenade
(Grèce)
Reine
Sammut et l'auberge de la Fenière Reine
et Guy Sammut Route
de Cadenet 84 160 Lourmarin Tél : 04 90 68 11 79 Site : www.reinesammut.com
Le lundi
quand La Fenière est fermée, on va déjeuner ou diner pas loin. ..:
Au Bistrot du Paradou,
pendant la féria d'Arles, pour l'aïoli, l'agneau confit, la tarte aux
fruits... 57 Av de la Vallée des Beaux Le Paradou - tel. : 04 90 54 32
70
|
Le Mange-tout, dans
les calanques de Méjeans, pour voir la mer et déguster la meilleure friture de
petits poissons. 8 Chemin Tire Cul Ensuès la Redonne - tel. : 04 42 45 91
68 |
Nouveautés
chez Reine et Guy Sammut
:
Ouverture
d'un café avec leur ami Max dans le village de Lourmarin,
voir
les photos.
Ouverture
de La Cour de Ferme... Une ambiance chaleureuse et
unique, à deux pas de la Fenière, en contrebas de l'Auberge, un préau de ferme pur jus et une cuisine
autour de la cheminée et de la broche.
Tous les jeudis matins avec Reine
Sammut : cours de 9h15 à 12h, suivi du déjeuner / 95euros
Tous les
jeudis après-midi avec Pascal Giry, chef pâtissier : cours de 14h30 à 16h30
pâtisserie à emporter 65 euros
A
visiter / à prévoir :
-
Le chateau (escaliers Renaissance à vis et
cheminées surprenantes à têtes d'amérindiens) qui
devint la Villa Médicis de Provence
-
Le Beffroi dit boîte à sel,
L'église romane St André,
Le temple (XIXème siècle) classé,
-
Les Bastides des XVIème et XVIIIème siècle aux abords du village
(bastide de capelongue)
- Les
maisons anciennes et les
nombreuses fontaines dans le village
- Les
visites guidées des
Châteaux de Lourerai, Ansouis et La Tour-d'Aigues.
- Le
cimetière avec les tombes d'Albert Camus
et d'Henri Bosco,
-
La maison natale de Philippe de Girard (inventeur
de la machine à filer le lin)
|